Conseil, services et recherche
Univers :Blue Team (connexe)Architecture & Engineering
Intégrateur de solutions de sécurité : déployer et connecter les technologies cyber
Installer un produit n’est que le début : il faut le connecter, le configurer, le tester et le rendre exploitable dans la durée.
Le métier en bref
- Famille métier
- Conseil, services et recherche
- Appellations
- Intégrateur de solutions de sécurité, Security Integration Engineer, ingénieur intégration sécurité
- Correspondance ANSSI
- Intégrateur de solutions de sécurité (Panorama des métiers, métier n° 56)
- Équivalent anglais ANSSI
- Security product integrator
- Niveau d’études (ANSSI)
- Bac+3 à Bac+5, dont une spécialisation en informatique
- Environnement
- Sociétés d’intégration, ESN, éditeurs, équipes internes
- Salaire (repère)
- Médiane 60 k€ brut / an pour la famille sécurité informatique
- Reconversion
- Oui, l’une des plus directes depuis l’administration systèmes et réseaux
Qu’est-ce qu’un intégrateur de solutions de sécurité ?
C’est le métier le plus concret de ce lot. L’intégrateur transforme un produit de sécurité — acheté, sélectionné, parfois imposé — en solution réellement opérationnelle dans un système d’information donné.
Installer un produit prend une heure. Le rendre utile prend des semaines. Cette différence, c’est exactement le métier.
Le Panorama des métiers de la cybersécurité de l’ANSSI décrit ce profil sous l’intitulé « Intégrateur de solutions de sécurité », dans la famille « Conseil, services et recherche », avec pour équivalent anglais Security product integrator. Il précise qu’il exerce au sein d’une société d’intégration de solutions, contribue au choix de l’architecture, intègre la solution dans l’environnement de production et peut en assurer le maintien en conditions opérationnelles dans la durée, à travers la fourniture d’un service de sécurité managé.
Ce que recouvre réellement l’intégration
- Connecter la solution aux systèmes existants : annuaires, journaux, supervision
- La configurer selon le contexte réel du client, pas selon la documentation par défaut
- La tester, y compris dans les cas dégradés
- Gérer les flux réseau nécessaires, et seulement ceux-là
- Industrialiser le déploiement à l’échelle du parc
- Automatiser ce qui sera répété
- Documenter la solution telle qu’elle a été mise en œuvre
- Transférer à l’équipe qui l’exploitera ensuite
Les appellations rencontrées
- Intégrateur de solutions de sécurité
- Ingénieur intégration sécurité
- Security Integration Engineer
- Security Integrator
- Ingénieur déploiement sécurité
Trois intégrations typiques
Rien ne décrit mieux ce métier que des cas concrets. Voici trois intégrations parmi les plus fréquentes, avec ce qui fait leur difficulté propre.
Déployer un EDR sur un parc
- Architecture
Où sont les consoles, comment les agents communiquent, quelle topologie réseau, quelle résilience.
- Politiques
Définir les politiques de détection et de blocage adaptées à chaque population : serveurs, postes bureautiques, développeurs, environnements industriels.
- Déploiement des agents
Par vagues, avec un pilote représentatif. Les conflits avec d’autres agents — sauvegarde, supervision, antivirus historique — apparaissent ici.
- Groupes et exclusions
Les exclusions sont le point le plus délicat : chacune crée un angle mort potentiel, mais leur absence casse des applications métiers.
- Remontée vers le SIEM
Format, volumétrie, champs réellement exploitables. Un EDR qui ne remonte rien d’utile au SOC n’a qu’une valeur partielle.
- Tests et recette
Vérifier que la détection fonctionne réellement, pas seulement que l’agent est installé.
- Transfert à l’exploitation
Procédures, formation, points de vigilance. Sans cela, l’intégrateur reste le support de niveau 3 pendant des mois.
Intégrer un SIEM
- Sources
Identifier les journaux réellement nécessaires, et vérifier qu’ils existent et sont accessibles. C’est le point systématiquement sous-estimé.
- Collecte
Syslog, agents, API selon les sources. Chaque mode a ses contraintes de fiabilité et de volumétrie.
- Normalisation et parsing
Transformer des formats hétérogènes en données exploitables. Travail ingrat et déterminant : un champ mal parsé rend une règle inopérante.
- Cas d’usage
Construire les scénarios de détection attendus avec le SOC, plutôt que d’activer un catalogue de règles par défaut.
- Alertes et tableaux de bord
Calibrer les seuils pour que le signal reste exploitable et que l’équipe ne se noie pas.
Mettre en œuvre IAM et gestion des accès à privilèges
- Annuaires
Comprendre l’existant, souvent hétérogène et hérité de plusieurs fusions.
- Fédération et authentification unique
Raccorder les applications, gérer les protocoles, traiter les cas particuliers qui résistent toujours.
- Authentification multifacteur
Déployer en tenant compte des populations sans smartphone, des comptes de service et des accès d’urgence.
- Rôles et connecteurs
Modéliser les rôles avec les métiers, raccorder les applications cibles via leurs connecteurs.
- Comptes à privilèges
Recensement, mise sous coffre, rotation des secrets, traçabilité des sessions. Projet politiquement sensible.
Ses missions
- Contribuer à la conception
Définir, sous la responsabilité du responsable de projet, l’architecture fonctionnelle et technique. L’intégrateur apporte ici la connaissance de ce qui fonctionne réellement en production.
- Assembler et intégrer les composants
Faire tenir ensemble des briques qui n’ont pas été conçues l’une pour l’autre. C’est le cœur du métier.
- Définir les interfaces
Identifier les interfaces nécessaires et les composants à faire évoluer pour permettre leur intégration.
- Maquetter et tester
Mettre en œuvre les phases de test et de maquettage avant toute action en production. Une maquette représentative évite la majorité des mauvaises surprises.
- Paramétrer
Configurer la solution pour qu’elle produise le résultat attendu dans le contexte réel du client, ce qui diffère toujours de la configuration par défaut.
- Conduire la recette
Mettre en œuvre la recette, l’industrialisation et la mise en production, en liaison avec le responsable du projet.
- Industrialiser
Automatiser le déploiement et la vérification, pour que l’opération soit reproductible et vérifiable à l’échelle du parc.
- Documenter
Produire la documentation de la solution telle qu’elle a été mise en œuvre — et non telle que l’éditeur la décrit.
- Transférer
Former l’équipe d’exploitation et lui remettre des procédures utilisables. Sans transfert, la solution se dégrade en quelques mois.
- Maintenir en conditions opérationnelles
Selon le contrat, assurer le maintien dans la durée, éventuellement dans le cadre d’un service de sécurité managé — une possibilité que l’ANSSI mentionne explicitement.
Les technologies manipulées
Ce qui suit désigne des catégories de solutions, pas des marques. Un intégrateur se spécialise généralement sur deux ou trois d’entre elles.
Détection
- SIEM
- EDR / XDR
- SOAR
- Sondes réseau
Filtrage
- Pare-feu
- WAF
- Proxies
- Passerelles de messagerie
Identité
- IAM
- PAM
- Fédération
- Authentification multifacteur
- PKI
Accès
- VPN
- Accès distant sécurisé
- Bastions
Socle
- Windows
- Linux
- Active Directory
- Entra ID
- Réseau
- Cloud
Outillage
- Scripting
- API
- Automatisation
- Scanners de vulnérabilités
Le socle compte plus que les produits. Les solutions changent, les éditeurs se rachètent, les interfaces évoluent. Ce qui reste, c’est la compréhension des systèmes, des flux, des identités et des annuaires — et c’est ce qui permet d’apprendre un nouveau produit en quelques semaines plutôt qu’en un an.
Intégrateur, administrateur, ingénieur, architecte, consultant
Ces cinq métiers interviennent sur les mêmes solutions. Voici la manière la plus simple de les distinguer.
- Architecte cybersécurité
Conçoit. Décide de la cible, du positionnement des briques et des principes retenus.
- Intégrateur de solutions de sécurité
Met en œuvre et connecte. Transforme une cible en dispositif réellement fonctionnel.
- Administrateur de solutions de sécurité
Exploite et maintient. Fait vivre le dispositif au quotidien après sa mise en service.
- Ingénieur cybersécurité
Périmètre plus large : conception, intégration, évolution et expertise. Recouvre souvent une partie du travail de l’intégrateur.
- Consultant cybersécurité
Analyse et recommande. Son livrable est un document, pas un dispositif en fonctionnement.
Ces frontières se recouvrent selon les entreprises. Dans une structure de taille moyenne, une même personne conçoit, intègre et exploite. C’est la taille de l’organisation qui crée la spécialisation, pas la nature du travail.
Les qualités attendues
C’est un métier de terrain, où les choses résistent. La qualité la plus précieuse n’est pas la connaissance produit : c’est la capacité à diagnostiquer méthodiquement quand rien ne fonctionne comme prévu.
- Sens du diagnostic : isoler une cause plutôt que de tester au hasard
- Rigueur : une exclusion mal posée crée un angle mort durable
- Patience : les environnements réels sont hétérogènes et pleins d’exceptions
- Goût de l’automatisation : refuser de répéter cent fois la même opération
- Pédagogie : transmettre à l’équipe qui reprendra la solution
- Adaptabilité : chaque client a ses contraintes, ses habitudes et ses interdits
- Honnêteté technique : dire qu’une configuration demandée est risquée, et pourquoi
- Curiosité : les produits évoluent vite, et il faut réapprendre en permanence
Reconversion : l’une des voies les plus directes
Si l’on devait désigner le métier de cybersécurité le plus accessible à un administrateur systèmes ou réseaux expérimenté, ce serait probablement celui-ci. Le socle technique est très largement commun.
Profils qui basculent facilement
- Administrateurs systèmes : maîtrise des serveurs, des annuaires et des déploiements
- Administrateurs réseaux : compréhension des flux, du filtrage et du routage
- Ingénieurs infrastructure : vision d’ensemble et habitude des projets
- Consultants techniques : capacité à intervenir chez un client
- Ingénieurs cloud : identités machine, services managés, automatisation
- Techniciens de niveau 3 ayant déjà conduit des déploiements
Trajectoires fréquentes
- Administrateur systèmes
- Formation sécurité des infrastructures
- Intégrateur de solutions de sécurité
- Administrateur réseau
- Intégrateur sécurité réseau
- Ingénieur cybersécurité
- Intégrateur
- Intégrateur senior spécialisé IAM
- Architecte sécurité
Pour une personne sans base informatique, le chemin est plus long mais reste praticable : acquérir les fondamentaux systèmes et réseau, puis un premier poste d’administration, avant de viser l’intégration. Vouloir sauter l’étape d’administration conduit généralement à subir les environnements plutôt qu’à les maîtriser.
Où exerce-t-on ce métier ?
- Sociétés d’intégration de solutions de sécurité
- ESN et sociétés de services
- Éditeurs, sur les déploiements chez les grands comptes
- Équipes internes de grands groupes
- Prestataires de services managés de sécurité
- Banque et assurance
- Industrie et énergie
- Santé
- Administrations et opérateurs de services essentiels
Deux modes d’exercice très différents. En société d’intégration, on découvre de nombreux environnements, on progresse vite techniquement, mais on quitte le client avant d’en voir les effets à long terme. En interne, on connaît finement un seul système d’information et l’on vit avec ses propres choix — ce qui est, de l’avis général, la meilleure école.
Avantages et contraintes du métier
- Métier très concret, avec des résultats visibles rapidement
- Reconversion parmi les plus directes depuis l’administration
- Forte demande : chaque solution achetée doit être intégrée
- Montée en compétences rapide au contact de nombreux environnements
- Certifications éditeurs souvent financées par l’employeur
- Passerelles claires vers l’ingénierie et l’architecture
- Déplacements fréquents en société d’intégration
- Bascules et mises en production souvent hors heures ouvrées
- Environnements réels toujours plus compliqués que la documentation
- Pression sur les délais imposés par le calendrier client
- Risque de rester le support du dispositif après la fin de la mission
- Nécessité de réapprendre régulièrement de nouveaux produits
Profil du métier
- Technique5/5
- Analyse4/5
- Développement3/5
- Réglementaire2/5
- Communication4/5
- Management2/5
Profil indicatif, harmonisé sur six axes communs à toutes les fiches. L’axe « Communication » n’est pas anodin : l’intégrateur travaille chez un client ou avec des équipes d’exploitation qu’il doit convaincre et former.
Compétences et niveaux attendus
| Compétence | Importance |
|---|---|
| Systèmes Windows et Linux | |
| Réseau, flux et filtrage | |
| Diagnostic et résolution de problèmes | |
| Annuaires (Active Directory, Entra ID) | |
| Paramétrage de solutions de sécurité | |
| API et interconnexions | |
| Scripting et automatisation | |
| Documentation et transfert de compétences | |
| Culture architecture | |
| Conduite de recette et industrialisation | |
| Gestion de projet |
Le Panorama ANSSI cite parmi les activités du métier l’assemblage et l’intégration des différents composants, la définition des interfaces, la mise en œuvre des phases de test et de maquettage, la recette, l’industrialisation et la mise en production, ainsi que le paramétrage de la solution.
Une journée type
- 08h45Point de déploiement chez le client
Campagne EDR en cours : 3 200 postes équipés sur 5 000. Deux groupes de serveurs bloquent à cause d’un conflit avec un agent de sauvegarde. Diagnostic à mener avant de poursuivre.
- 10h00Maquettage
Test en environnement isolé d’une politique de blocage plus stricte avant de l’appliquer en production. Une exclusion mal calibrée crée un angle mort, une politique trop stricte casse une application métier.
- 11h30Intégration au SIEM
Configuration de la remontée des événements : format, volumétrie, normalisation, vérification que les champs utiles arrivent réellement exploitables côté SOC.
- 14h00Connecteur d’annuaire
Raccordement de la solution à l’annuaire du client : synchronisation des groupes, mapping des rôles, gestion des comptes de service. C’est souvent ici que se nichent les difficultés réelles.
- 15h30Automatisation
Écriture d’un script de déploiement pour industrialiser l’installation sur les postes restants, plutôt que de poursuivre machine par machine.
- 16h30Recette
Passage des tests convenus avec le client : détection effective, remontée des alertes, performance, procédures de secours. Chaque test est consigné.
- 17h30Documentation et transfert
Rédaction du dossier d’exploitation et préparation de la session de transfert à l’équipe qui reprendra la main. C’est ce qui distingue une mission réussie d’une mission qui revient.
En société d’intégration, le rythme suit les missions clients, avec des déplacements fréquents. En interne, l’intégrateur enchaîne les projets sur un même système d’information qu’il finit par très bien connaître.
Salaire
- Famille « sécurité informatique » (médiane cadres)60 k€ brut / anApec 2025. Repère pertinent lorsque le poste est rattaché à la filière cyber ; 80 % des cadres concernés gagnent entre 43 et 99 k€.
- Famille « infrastructures et systèmes » (médiane cadres)55 k€ brut / anApec 2025. Repère pertinent pour les profils rattachés à l’infrastructure ; 80 % des cadres concernés gagnent entre 41 et 85 k€.
- 80 % des cadres de la famille sécurité informatiqueEntre 43 et 99 k€ brut / anApec 2025, tous niveaux d’expérience confondus.
Aucune étude française ne publie de grille propre à l’intitulé « intégrateur de solutions de sécurité ». Les deux familles Apec citées encadrent les rattachements réellement observés, selon que le poste relève de la filière sécurité ou de l’infrastructure. Ce sont des ordres de grandeur liés à des familles plus larges, pas le salaire du poste. Le niveau réel dépend de la spécialité — l’intégration IAM et PAM est particulièrement recherchée —, des certifications éditeurs détenues, de l’expérience, du type de structure, du secteur et de la région.
Les rémunérations présentées sont des ordres de grandeur issus de sources publiques, et non une promesse salariale. Le niveau réel dépend du périmètre du poste, du secteur, de la région et de l’expérience.
Pour comparer cette rémunération avec celles des autres métiers, consultez la grille des salaires en cybersécurité en France.
Évolutions professionnelles
C’est l’un des métiers les plus accessibles de la cybersécurité pour un profil venant de l’administration systèmes et réseaux, parce que le socle technique est largement commun.
- Administrateur systèmes ou réseaux
- Intégrateur de solutions de sécurité
- Intégrateur senior ou référent technique produit
- Ingénieur cybersécurité ou architecte sécurité
- Responsable d’équipe d’intégration
Spécialisations fréquentes
- Intégration IAM et gestion des accès à privilèges
- Intégration SIEM et ingénierie de détection
- Sécurité réseau et filtrage
- Sécurité cloud
- Vers l’architecture ou l’avant-vente technique
Le marché de la cybersécurité en France
L’Observatoire des métiers de la cybersécurité de l’ANSSI a analysé plus de 23 000 offres d’emploi cyber publiées en France entre juin 2023 et juin 2024. Les besoins concernent des profils techniques mais aussi la gouvernance, le risque, la réponse à incident et le management.
L’Onisep recense de son côté près de 23 200 offres en 2024, soit une hausse de 49 % en cinq ans, avec un revenu moyen de 3 300 € brut par mois et 77 % de recrutements en CDI. Les métiers cyber sont présents dans l’ensemble des secteurs confrontés à la protection de systèmes et de données.
Au niveau européen, l’ENISA a publié en 2022 le European Cybersecurity Skills Framework (ECSF), qui ramène l’ensemble du secteur à douze profils de référence. Ce cadre commun aide à comparer des intitulés de poste souvent flottants d’une entreprise à l’autre.
🎓 Notre sélection
Notre sélection pour devenir intégrateur de solutions de sécurité
KLE FORMATIONS — Parcours Administrateur d’infrastructures de sécurité
C’est l’une des correspondances les plus directes de toute cette bibliothèque. Le métier d’intégrateur repose sur un socle systèmes, réseau et solutions de sécurité, avec une forte dimension pratique — exactement ce que couvre ce parcours.
Une précision honnête néanmoins : l’intégration de produits spécifiques demande ensuite de l’expérience de terrain et, très souvent, des formations éditeurs. Chaque solution a ses prérequis, ses pièges de configuration et ses limites propres, qu’aucune formation générique ne peut couvrir. Les éditeurs proposent d’ailleurs leurs propres certifications, fréquemment exigées par les sociétés d’intégration.
Ce parcours vous rend crédible pour candidater et opérationnel sur les fondamentaux. La spécialisation produit se construit ensuite, en mission.
Pourquoi nous l’avons sélectionné pour ce métier
- Systèmes Windows et Linux, socle de tout déploiement
- Réseau, flux et segmentation, que l’intégrateur manipule en permanence
- Identités et annuaires, point de raccordement de la plupart des solutions
- Solutions de sécurité manipulées en pratique, pas seulement décrites
- Détection et défense, pour comprendre ce que le produit doit produire
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Cyberskill et KLE FORMATIONS sont partenaires.
Ce métier est-il fait pour moi ?
Huit affirmations tirées des attentes réelles du métier de intégrateur de solutions de sécurité. Résultat indicatif, destiné à vous aider à vous situer — ce n’est ni un test psychométrique ni un critère de recrutement.
0 / 8 affirmations renseignées
Questions fréquentes
Que fait un intégrateur de solutions de sécurité ?
Il transforme un produit de sécurité acheté ou sélectionné en solution réellement opérationnelle dans un système d’information. Selon la fiche ANSSI, il définit l’architecture fonctionnelle et technique sous la responsabilité du responsable de projet, assemble et intègre les composants, définit les interfaces, documente la solution, met en œuvre les phases de test et de maquettage, conduit la recette, l’industrialisation et la mise en production, et réalise le paramétrage de la solution.
Quelle différence avec un administrateur de solutions de sécurité ?
L’intégrateur met en œuvre et connecte : il installe, configure, raccorde, teste et transfère. L’administrateur exploite et maintient dans la durée : correctifs, règles, supervision, incidents. L’un livre un dispositif opérationnel, l’autre le fait vivre. Dans les petites structures, la même personne fait les deux.
Quelle différence avec un architecte cybersécurité ?
La distinction la plus simple : l’architecte conçoit, l’intégrateur met en œuvre et connecte, l’administrateur exploite et maintient. L’architecte décide qu’il faut une solution de gestion des accès à privilèges et définit son positionnement dans le système d’information ; l’intégrateur la déploie, la raccorde à l’annuaire et la rend utilisable. Les frontières se recouvrent selon les entreprises.
Quelle différence avec un ingénieur cybersécurité ?
Les périmètres se chevauchent largement, et certaines entreprises emploient les deux termes indifféremment. L’intégrateur est généralement plus centré sur le déploiement et le raccordement de produits, souvent en mission ou en projet. L’ingénieur cybersécurité a un périmètre plus large, incluant l’évolution du dispositif, l’expertise et l’appui aux projets.
Quelle différence avec un consultant cybersécurité ?
Le consultant analyse, recommande et restitue ; son livrable est un document. L’intégrateur met les mains dans le système d’information ; son livrable est un dispositif qui fonctionne. Les deux interviennent souvent chez des clients, mais leur production n’a rien de commun.
Pourquoi l’installation n’est-elle qu’un début ?
Parce qu’un produit installé mais non raccordé ne protège rien. Il faut le connecter à l’annuaire, configurer les politiques adaptées au contexte, gérer les exclusions légitimes sans créer d’angle mort, faire remonter les événements vers le SIEM dans un format exploitable, tester le comportement réel, industrialiser le déploiement à l’échelle du parc, documenter et transférer à l’exploitation. L’installation représente une fraction du travail.
Quels types d’intégration rencontre-t-on ?
Déploiement EDR ou XDR sur un parc, intégration d’un SIEM avec ses sources de journaux, mise en place d’une solution IAM ou de gestion des accès à privilèges, déploiement de pare-feu ou de passerelles de filtrage, mise en œuvre d’une PKI, déploiement de solutions VPN ou d’accès distant, intégration d’un SOAR, sécurisation d’environnements cloud. Chaque domaine a ses spécificités.
Faut-il savoir scripter ?
Oui, c’est devenu indispensable. On ne déploie pas un agent sur 5 000 postes à la main, on ne vérifie pas une configuration machine par machine. PowerShell, Bash et Python sont les plus utilisés, et la capacité à exploiter les API des solutions déployées fait une différence considérable sur la qualité et la rapidité d’une intégration.
Quel niveau d’études faut-il ?
Le Panorama des métiers de l’ANSSI indique un niveau Bac+3 à Bac+5, dont une spécialisation en informatique. Il s’agit d’un niveau constaté et non d’une obligation légale. Dans les faits, beaucoup d’intégrateurs viennent d’un BTS ou d’un BUT suivi d’une expérience d’administration : sur ce métier, ce que vous savez faire prime très largement.
Les certifications éditeurs sont-elles importantes ?
Oui, bien plus que dans la plupart des autres métiers cyber. Les sociétés d’intégration sont souvent partenaires d’éditeurs et doivent justifier d’un nombre de personnes certifiées sur leurs produits. Détenir les certifications des solutions déployées par votre employeur est donc directement valorisé, et parfois financé.
Peut-on se reconvertir vers ce métier ?
Oui, et c’est l’une des reconversions les plus directes de la cybersécurité. Administrateurs systèmes, administrateurs réseaux, ingénieurs infrastructure, consultants techniques et ingénieurs cloud disposent déjà de l’essentiel du socle. Ce qu’ils doivent acquérir, c’est la connaissance des solutions de sécurité et de ce qu’elles doivent produire.
Quel salaire pour un intégrateur de solutions de sécurité ?
Aucune grille publique ne porte sur cet intitulé. Les repères Apec 2025 les plus proches sont la famille « sécurité informatique », dont la médiane est de 60 k€ bruts annuels avec 80 % des cadres entre 43 et 99 k€, et la famille « infrastructures et systèmes informatiques », à 55 k€ de médiane. Ce sont des ordres de grandeur liés à des familles plus larges. Les spécialités IAM et gestion des accès à privilèges sont particulièrement recherchées.
Les déplacements sont-ils fréquents ?
En société d’intégration ou en ESN, oui : on intervient chez les clients, parfois sur plusieurs sites. Une part du travail peut se faire à distance, mais les phases de maquettage, de bascule et de transfert se déroulent souvent sur place. En poste interne, les déplacements sont bien plus rares.
Le métier comporte-t-il des astreintes ?
Les bascules et les mises en production se font fréquemment en dehors des heures ouvrées ou le week-end, pour limiter l’impact sur l’activité. Les astreintes permanentes sont en revanche plus rares que dans les métiers d’exploitation ou de détection, sauf lorsque l’intégrateur assure aussi un service managé.
Offres d’emploi
Aucune offre n’est publiée sur Cyberskill pour le moment. Les offres intégrateur de solutions de sécurité apparaîtront ici dès l’ouverture de notre espace emploi.
Sources
- ANSSIPanorama des métiers de la cybersécurité — fiche « Intégrateur de solutions de sécurité » (métier n° 56, famille « Conseil, services et recherche ») : équivalent anglais Security product integrator, exercice au sein d’une société d’intégration, définition de l’architecture sous la responsabilité du responsable de projet, assemblage et intégration des composants, maquettage, recette, industrialisation et mise en production, formation Bac+3 à Bac+5 avec spécialisation en informatique
- ANSSIPage de publication du Panorama des métiers de la cybersécurité
- ApecLes rémunérations des cadres dans 111 familles de métiers, édition 2025 — familles « sécurité informatique » (médiane 60 k€, 80 % entre 43 et 99 k€) et « infrastructures et systèmes informatiques » (médiane 55 k€, 80 % entre 41 et 85 k€)
- ENISAEuropean Cybersecurity Skills Framework — Role Profiles, profil « Cybersecurity Implementer » : développer, déployer et exploiter des solutions de cybersécurité sur les infrastructures et les produits
- France TravailFiche métier MétierScope « Expert / Experte systèmes et réseaux informatiques » (code M1802)
- ANSSIObservatoire des métiers — enquête 2025 : « Les professionnels de la cybersécurité ». 4e édition, plus de 23 000 offres d’emploi analysées entre juin 2023 et juin 2024
- OnisepDécouvrir les métiers de la cybersécurité : près de 23 200 offres en 2024 (+49 % en cinq ans), revenu moyen de 3 300 € brut par mois, 77 % de recrutements en CDI
- ENISAEuropean Cybersecurity Skills Framework (ECSF) — Role Profiles : les douze profils métiers cyber de référence au niveau européen
